Corriere della Sera : "La Francia e il coprifuoco per i tredicenni"


Jeudi 17 Juillet 2014

"Florent Montillot, vicesindaco centrista di Orléans, ha decretato il coprifuoco per i minori già dal 2001"


Corriere della Sera : "La Francia e il coprifuoco per i tredicenni"
Après 23 heures, à Suresnes, les jeunes de moins de 13 ans n'ont plus le droit de traîner dans la rue. En cette période estivale, plusieurs municipalités ont décrété un couvre-feu pour les mineurs ; le genre de mesure que les Français adorent détester mais qu'ils finissent par adopter.

Depuis le 16 juillet, les enfants âgés de moins de 13 ans surpris dans la rue à Suresnes (au nord-ouest de Paris) entre 23 heures et 6 heures seront interpellés, reconduits chez eux, et leurs parents écoperont d’une amende. Ainsi en a décidé le maire de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) Christian Dupuy, après qu’une bande d’adolescents qui jouaient à lancer des pétards avaient fini par mettre le feu à une maison l'année dernière.

Avec l’été vient la saison des couvre-feux pour les petits Français. Le premier à l’avoir instauré cette année aura été le maire de Béziers, Robert Ménard, élu avec les voix du Front national (FN). Quand il a pris son arrêté sur l’ordre public, Robert Ménard a été accusé de céder à un réflexe autoritaire, d’ouvrir son mandat par une mesure liberticide. "Balivernes que seuls peuvent croire quatre bobos parisiens", a aussitôt réagi Ménard.

Le terme "bobo" est d’un emploi quasi quotidien dans la bouche des représentants du FN pour dénoncer l’hypocrisie et le conformisme politiquement correct des élites parisiennes. Si la Ligue des droits de l’homme a dénoncé l’arrêté de Robert Ménard devant la justice, des dizaines d’autres petites agglomérations – dirigées par des maires de droite, du centre ou même de gauche – ont adopté entre-temps des mesures du même style dans tout l’Hexagone. Florent Montillot, maire adjoint centriste d’Orléans, a de son côté instauré le couvre-feu pour les mineurs dès 2001. "Cela fait partie d'une initiative globale qui a pour but de faire sortir les enfants et les jeunes enfants de l'école de la rue pour revenir à l'éducation des parents et de l'école, dit-il au Figaro. Nous recueillons les enfants qui se promènent dans la rue la nuit avec pour objectif de responsabiliser les parents, puis de suivre les jeunes à l'école toute l'année."

Des maires de gauche favorables au couvre-feu

Le couvre-feu pour les enfants et les adolescents – la limite d’âge peut varier de 13 à 16 ans – fait partie de ces inventions venues des Etats-Unis que les Français adorent détester mais qu’ils finissent par adopter, comme ils l’ont fait avec la chaîne de restauration rapide McDonald (la France est le premier marché mondial derrière les Etats-Unis). Initiée voilà une vingtaine d’années, le couvre-feu visant à réduire la délinquance juvénile est passé par plusieurs phases aux Etats-Unis, de l’enthousiasme initial à la désillusion, faute de résultats quantifiables, jusqu’à l’abandon, par manque de fonds. Il est toutefois en train de refaire son apparition à Baltimore.

De l’autre côté de l’Atlantique, de nombreuses villes françaises lui emboîtent le pas. Elles tentent de combattre la "culture de la rue" tant célébrée dans le rap français en entérinant le principe selon lequel la place des enfants et des préadolescents, la nuit, c’est à la maison. Sébastien Pietrasanta a été le premier maire socialiste à instaurer le couvre-feu pour les moins de 18 ans, à Asnières-sur-Seine, aux portes de Paris, de concert avec son homologue communiste de la commune voisine de Gennevilliers. 

"Nous l’avons fait en 2011 dans un contexte particulier, un jeune avait été tué et il y avait eu des violences de rue. Je crois qu’il ne faut pas verser dans l’idéologie. On dit que le couvre-feu est une mesure de droite. Pourquoi ? Est-ce normal si un gosse traîne dans les rues après 22 heures ? Je n’ai pas hésité à convoquer les parents pour leur dire deux mots."

FM


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Maire Adjoint d'Orléans
à l'éducation, les connaissances,
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Conseiller régional

Délégué National de l'UDI
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Secrétaire national de l'UDI en charge de la Sécurité

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