L'Hebdo Orléans : "Cette « Passerelle » est un tremplin !"


Samedi 6 Février 2016

Mis en avant lors de la récente visite de François Fillon dans la cité johannique, le dispositif « Passerelle », émanation du Pôle Prévention Réussite de la Ville d’Orléans, veut permettre aux collégiens exclus de « reprendre une scolarité apaisée ». Explications.


La preuve par l’exemple. En déplacement le 22 janvier dernier à Orléans dans le cadre de sa campagne aux primaires des Républicains, François Fillon s’est vu conduire par Serge Grouard et Florent Montillot à la Maison de la Réussite de l’Argonne pour observer « ce qui marchait » à Orléans. Et ce qui « marche », c’est visiblement ce dispositif « Passerelle », lancé au début de l’année civile 2015.

Une plaquette de la mairie d’Orléans, librement consultable sur le web, précise à propos de ce dispositif : « les différents intervenants (…) travaillent avec l’adolescent et sa famille pour lui permettre de construire de nouveaux points d’appui, de réveiller, de susciter des désirs suivant son propre rythme, de revivifier l’envie, la vitalité, de mieux se connaître, de faire un travail sur lui. »
 

Au-delà de la rhétorique – un brin ampoulée –, du propos, l’objectif de la Passerelle, est bien, selon Florent Montillot, maire adjoint à l’Éducation, aux Connaissances, à la Prévention et à la Réussite éducative, de pérenniser le travail commencé au début des années 2000 lors de la création des Ateliers de Remotivation et de Civisme (ARC). Dix ans plus tôt, il s’agissait pour l’élu de « sortir l’enfant de l’école de la rue. À l’époque, celle-ci était plutôt dédiée aux trafiquants et aux délinquants. » Ces ARC étaient déjà ouverts aux collégiens exclus temporairement ou définitivement de leurs établissements scolaires, ou bien encore « en risque d’exclusion ».
 

CANALISER ET « APPRIVOISER »
 

Avec la création d’un service éducatif de prévention, l’objectif est resté le même, en y ajoutant cependant la volonté de lutter plus efficacement contre le décrochage scolaire. « Ces jeunes qui se retrouvent exclus sont souvent en grande difficulté scolaire, explique Florent Montillot. Pour eux, le collège n’a plus de sens, d’où l’intérêt de négocier un parcours dérogatoire avec l’Éducation nationale. »
 

Durant plusieurs jours ou plusieurs semaines, les adolescents se voient proposer des demi-journées d’insertion chez des professionnels pour provoquer en eux un déclic quant à la voie qu’ils pourraient choisir. Des « mesures de responsabilisation » sont également édictées afin, par exemple, de réparer un local qui a pu être dégradé.

En outre, dans des ateliers de civisme, le « jeune » va pouvoir multiplier les rencontres (psy, art-thérapeute, conseiller d’orientation…) qui l’aideront à trouver des solutions sur son avenir, et lui permettront peut-être surtout de se trouver. Une activité scolaire est aussi assurée par des enseignants de l’Éducation nationale, tandis qu’un travail civique est aussi fait en compagnie d’associations partenaires, comme la Croix-Rouge. Lors de la visite de François Fillon, l’un des encadrants du dispositif Passerelle résumait : « ces gamins, on travaille à les apprivoiser ». 350 jeunes sont aujourd’hui suivis, selon Florent Montillot, par le service éducatif de prévention, et 200 bénéficient plus spécifiquement du dispositif « Passerelle ». « Et nous avons 75 % de résultats positifs », assure l’élu.

Comment les mesurer ? « Pour les trois-quarts de ces jeunes, cela signifie qu’il n’y a pas d’exclusions supplémentaires une fois qu’ils sont revenus dans le circuit scolaire. Cela veut dire qu’ils ont un comportement “ normalisé ”. » Le 22 janvier dernier, deux mères de famille sont ainsi venues évoquer le parcours de leurs enfants passés par ce dispositif « Passerelle ». Pour l’une d’elles, ce fut une franche réussite : son fils de 14 ans, exclu plusieurs fois et au tempérament frondeur depuis de nombreuses années, a finalement trouvé un stage en boulangerie et semble avoir apaisé quelque peu son esprit de révolte face au système. Pour l’autre maman présente ce jour-là, les résultats paraissaient plus volatiles : sa fille a « rechuté », si l’on peut dire, depuis son séjour à la « Passerelle ».

Depuis la Toussaint 2015, ce dispositif, d’abord réservé aux jeunes Orléanais, a été étendu aux jeunes résidant à Saint-Jean-de-Braye et Fleury-les-Aubrais, qui peuvent ainsi profiter des ressources orléanaises en matière de prévention. « Et je suis tout à fait ouvert à ce que d’autres collectivités viennent nous rejoindre », projette Florent Montillot. À l’heure où les citoyens se demandent la réalité que recouvre une « mutualisation » dont ils n’entendent que le nom, voilà un exemple concret de mise en commun de services et de compétences…


FM


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