La République du Centre : "L'école est-elle un champ de bataille ?"


Lundi 8 Septembre 2014

Florent Montillot, maire-adjoint UDI en charge de l’éducation et Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère municipale PS, s’affrontent sur leur conception de la réforme des rythmes scolaires.


Pas de portes d’école verrouillées. Au contraire. À Orléans, si la majorité UMP-UDI n’a pas soutenu la réforme des rythmes scolaires, elle l’applique. Mais à quel point le sujet, polémique, est-il politique ?
 
La réforme des rythmes scolaires a donné le tempo du mois de juin, elle battra vraisemblablement la mesure de la rentrée municipale. « Cette réforme n'est pas la nôtre », clamait le maire UMP Serge Grouard. « Nous allons l'appliquer de façon qualitative », ajoutait son quatrième adjoint en charge de l'éducation.
Sur les bancs du conseil, les socialistes ne devraient pas attendre longtemps avant de réagir à son application, orchestrée par Florent Montillot (UDI). À la veille des vacances, le groupe PS, Verts et apparentés craignait « une mise en 'uvre à minima », critiquant par la voix de Corinne Leveleux-Teixeira un « système compliqué et un coût pour les parents, contraints [pour environ 30 % d'entre eux, NDLR] de payer la garderie le vendredi après-midi ».
 
Au-delà des aspects techniques, ses détracteurs battent en brèche la conception de l'éducation de l'ancien adjoint à la sécurité. Lui, se targuait déjà en 2011 d'avoir renforcé les rôles de l'Éducation nationale et de « l'éducation parentale », pour combattre la délinquance. Carrefour des Parents, clubs coup de pouce, programme de réussite éducative… Autant d'outils qui contribuent à la « prévention », organisée par Florent Montillot. « Selon lui, l'éducation est un moyen de transformation sociale au service d'une idéologie politique », estime Corinne Leveleux-Teixeira (PS).
« Le mot idéologie n'a pas de sens. On ne peut pas être dans la posture », renvoie le maire-adjoint UDI, qui préfère parler de « philosophie ». La sienne, consiste à privilégier le suivi individuel, l'implication des parents et appuyer le rôle de la collectivité territoriale. « Ce qui compte, ce n'est pas que 100 % des enfants d'une classe d'âge passent le bac, c'est qu'ils sachent lire, écrire et compter. » L'accent est mis sur l'école primaire, objet de la nouvelle loi. « Oui, c'est une forme de municipalisation rampante. Il ne s'agit d'ailleurs pas de réformer les rythmes scolaires, mais le périscolaire », analyse Florent Montillot.
 
« Le mot idéologie n'a pas de sens » « Pour nous, cette réforme est un outil d'égalité sociale. Elle doit permettre de fédérer toutes les énergies autour de l'école, assurer en son sein le pluralisme politique dans l'intérêt général. Le premier geste de Florent Montillot a été d'exclure l'opposition des conseils d'école », constate CLT. L'écologiste Jean-Philippe Grand, estime que la mesure a été prise cette année afin d'éviter que le FN ne fasse partie de ces assemblées, ce que conteste Florent Montillot : « Je ne fais pas de distinguo entre les élus. Mais je ne peux leur demander d'être schizophrènes et défendre ce qu'ils n'ont pas voté ! »
Aurore Malval
FM


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Maire Adjoint d'Orléans
à l'éducation, les connaissances,
la prévention et la réussite
éducative

Conseiller régional

Secrétaire Général adjoint de l'UDI
Président de la fédération UDI du Loiret (45)

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