La République du Centre : "La police des transports sort les crocs"


Lundi 11 Mars 2013


Il vient d’être décidé de constituer une brigade canine au sein de la police municipale intercommunale des transports.
Nom de code : H. Sexe : F. Âge : 5 mois. Signe distinctif : sa robe fauve charbonné. Point fort : son mordant. Point faible : son penchant pour l'huile de saumon ! Sa mission, si elle l'accepte : patrouiller avec des policiers et veiller à leur sécurité.
La police municipale intercommunale des transports (PMIT) a une nouvelle recrue. Une chienne de patrouille, actuellement en formation, que les usagers du tram et du bus pourraient croiser dès la rentrée de septembre. Lors du dernier conseil d'AgglO, une convention de mise à disposition de ce chien de race berger belge malinois a été adoptée. Si, sur la forme, certains termes de ce document peuvent prêter à sourire, le fond est, bien sûr, sérieux.
« Un "outil" quasi indispensable aujourd'hui » « Afin de renforcer la sécurité dans les transports, il a été décidé de constituer une brigade canine au sein de la PMIT. Le fonctionnement de cette équipe cynotechnique repose sur la mise à disposition, par un agent de la PMIT, d'un chien de patrouille dont il a l'entière propriété », peut-on y lire. Il faut savoir que, dans une brigade canine, les chiens appartiennent soit à la collectivité (on parle de « chiens administratifs »), soit au maître, qui le met à disposition (contre une indemnité). « Cette deuxième solution permet d'acheter son chien très jeune, de l'habituer très tôt et de créer un lien continu avec l'animal qui reste tout le temps avec son maître », déclare le propriétaire.
« Ce projet, porté par Florent Montillot, adjoint (UDI) chargé de la sécurité, était dans les cartons depuis des années. Il a demandé du temps car il nécessitait une concertation avec les services, une concertation politique, et l'implication des 18 communes de la PMIT. De plus, l'opérateur des transports a changé », explique William Le Pelleter, responsable du service.
 
Cet auxiliaire canin était très attendu par les équipes. « C'est un "outil" quasi indispensable aujourd'hui », selon le maître-chien. « Il s'agira, à 90 %, d'un travail de dissuasion. L'animal a cette faculté d'inhiber les comportements des individus provocateurs. Il ne réagit pas à l'insulte. En situation de légitime défense, si une personne tente de nous porter un coup, et strictement dans ce cas, on pourra l'envoyer au contact. »
Équipée d'une muselière, H., quand elle se déplacera en milieu confiné, sera sous le contrôle absolu de son maître. « Dans les transports, la conduite se fera entre les jambes du policier pour éviter tout contact avec les usagers. » Le brigadier en est persuadé : « L'image du chien va fédérer le sentiment de sécurité. »
« Une petite formule 1 » Avant de se jeter dans l'arène, le berger belge malinois va être conditionné. « Cette chienne a été sélectionnée sur une lignée de travail. Cette race est souvent utilisée en police ou gendarmerie. C'est une petite formule 1 ! Le tout est d'effectuer les bons réglages », schématise le maître-chien. « C'est un chien très équilibré. Il faut environ douze mois pour le rendre opérationnel. On ne le dresse pas dans l'agressivité mais dans le jeu. Comme pour un sportif de haut niveau, il est important d'être attentif à ses entraînements et à son alimentation », explique son dresseur, Rudy. Une fois le chiot formé, les trublions devront montrer patte blanche !
Blandine Lamorisse
FM


Inscription à la newsletter



Maire Adjoint d'Orléans
à l'éducation, les connaissances,
la prévention et la réussite
éducative

Conseiller régional

Délégué National de l'UDI
aux Universités d'été et de printemps

Secrétaire national de l'UDI en charge de la Sécurité

Président de la fédération UDI du Loiret (45)

Twitter
Facebook