La République du Centre : « La qualité de vie dans les quartiers n’est plus la même »


Mardi 27 Octobre 2015

En 2005 au moment des émeutes urbaines, Florent Montillot (UDI) était adjoint au maire d'Orléans chargé de la sécurité.


La République du Centre : « La qualité de vie dans les quartiers n’est plus la même »
Quel souvenir gardez-vous de ces journées de novembre ?
2005, c'est la fin de notre pain noir. Entre 2001 et 2005, il faut se souvenir que la ville était à feu et à sang. Il y avait des règlements de compte, des incendies de bâtiments publics et les voitures, on ne les comptait plus. En 2005, on a mis en place le dispositif des médiateurs. Pendant les vacances de la Toussaint, on est parvenu à juguler le problème mais les images de ce qui se passait en région parisienne tournaient en boucle. Par mimétisme, ça a commencé à prendre à Orléans. Mais ça a été très court grâce à notre dispositif police nationale et municipale sur le terrain. Et à la mobilisation des parents : ils étaient une centaine dans la rue avec nos médiateurs.
C'est à l'occasion des émeutes que les « parents relais », rémunérés par la ville, ont vu le jour. L'idée, c'était d'être en capacité de répondre à une situation de crise. Aujourd'hui, nous avons une soixantaine de parents mobilisables le dimanche, pendant les vacances. Mettre la parentalité dans la rue, cela nous a permis de désamorcer bien des situations. Même si nous ne sommes à l'abri de rien, nous sommes en capacité de réagir.
Ces émeutes ont-elles eu un impact sur la politique municipale ?
Quand j'entends Malek Boutih ( député PS) dire : « Après les émeutes, les choses ont changé : c'est plus difficile aujourd'hui qu'avant ! », quel aveu d'échec ! A Orléans, on a montré qu'avec un vrai volontarisme politique, quand l'État et la collectivité locale travaillent main dans la main, on fait changer les choses. Sur la sécurité, la rénovation urbaine, la réussite éducative – le taux de réussite au brevet est passé de 60 à 97 % au collège Jean-Rostand : 2005, nous a permis d'amplifier la politique que nous avions mise en place. La qualité de vie dans les quartiers n'est plus la même aujourd'hui. Même si, il ne faut pas se cacher, il reste un grave problème, celui de l'emploi.
FM


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