La République du Centre : "Les caméras font partie du décor"


Mercredi 16 Janvier 2013

La ville d'Orléans poursuit l'implantation de la vidéosurveillance


La République du Centre : "Les caméras font partie du décor"
D’ici fin 2013, 120 caméras auront à l’œil les faits et gestes des passants sur la voie publique. La municipalité estime le chiffre suffisant pour une bonne couverture de la ville.
 
Elles ont beaucoup fait pour la réputation d'Orléans, ville sécuritaire. À la fin de l'année, on comptera 120 caméras de vidéosurveillance dans les rues de la commune. Soit environ un appareil pour 1.000 habitants. Ce qui place Orléans dans le peloton de tête des villes les plus vidéosurveillées de France derrière Châteauroux, Nice et Avignon.
En 2013, comme ces dernières années, la municipalité consacrera 130.000 euros dans son budget pour poursuivre le déploiement de l'outil vidéo. Un outil indispensable ? Pour Florent Montillot, maire-adjoint (UDI) à la tranquillité publique et professionnel de la sécurité, le débat est dépassé. À l'appui de sa démonstration, une baisse continue des statistiques de la délinquance, dans la cité johannique, depuis plus de dix ans.

D'ailleurs la vidéosurveillance fait-elle encore polémique ? Dans la plupart des communes de l'AgglO, y compris celles dirigées par la gauche comme à Chécy, Saint-Jean-de-la Ruelle ou La Chapelle-Saint-Mesmin, les caméras sont de plus en plus présentes, même si par pudeur on parle de « vidéoprotection ». À Orléans, Baptiste Chapuis, conseiller municipal PS, reconnaît ne « pas être contre en tant que tel. Ce qui nous dérange, c'est que la vidéosurveillance soit la pierre angulaire de la politique de sécurité de la ville. » Il dénonce un « investissement financier très lourd » pour un résultat aléatoire. « Il suffit parfois d'avoir une casquette ou une écharpe pour ne pas être identifié », estime le jeune élu. Si la majorité devait changer en 2014, il entend réclamer un « moratoire » sur les caméras pour « évaluer l'utilité » de chacune d'entre elles.
Gauche ou droite, le rythme du déploiement des caméras se ralentira de toute façon en 2014, assure Florent Montillot. « Le maillage de la ville sera assuré, estime le maire-adjoint. Nous travaillerons alors sur des poches ciblées, si le besoin se fait sentir. »
 
Cette année, l'effort sera porté sur les quartiers Blossières, Acacias et dans le secteur du Clos-Boudard à l'Argonne. « Nous allons également continuer de renforcer la rue des Carmes. » Impossible d'en savoir plus sur le positionnement précis de ces caméras qui, pour conserver leur efficacité, doivent rester discrètes. « Nous consacrons environ 120.000 euros par an à l'achat de nouvelles caméras, ce qui représente six à sept nouvelles installations. Le reste sert au remplacement des caméras d'ancienne génération. »
« Le plus dur aujourd'hui, assure Florent Montillot, c'est de résister à la pression de la population. Dans la moindre impasse, on nous réclame une caméra. » À Orléans, difficile d'échapper à la vidéosurveillance.

Alexandre Charrier
FM


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