La République du Centre : "Les chiffres reflètent-ils la réalité de la délinquance à Orléans ?"


Samedi 26 Janvier 2013


La République du Centre : "Les chiffres reflètent-ils la réalité de la délinquance à Orléans ?"
Si les chiffres témoignent, depuis 2001, d’une baisse constante de la délinquance, l’efficacité réelle de la politique municipale fait toujours autant débat.
On prend les mêmes et on recommence. Pas tout à fait les mêmes puisque les chiffres qui témoignent de l'évolution de la délinquance à Orléans d'une année sur l'autre changent. Et dans le bon sens comme l'a souligné, non sans humour, Dominique Lebrun (PCF) qui se « doutait bien que Florent Montillot (UDI, adjoint en charge de la sécurité) allait parler d'un bilan positif ». Et ce fut le cas.
Si les chiffres (issus du ministère de l'Intérieur, et reflétant bien sûr l'activité des polices, nationale et municipale) sont bons, donc, avec une « baisse de la délinquance trois fois plus rapide à Orléans (-45,2 %) qu'en France et dans le Loiret (entre 2001 et 2012), et un taux d'élucidation passé de 17 % en 2001 à 46,6 % en 2012 », dixit l'élu, l'opposition idéologique entre la majorité et l'opposition, elle, reste stable. Et le débat de deux heures qui s'est tenu, hier soir, en conseil municipal, était, à quelques mots près, la copie conforme de celui qui avait eu lieu l'année dernière à la même époque, et dans ce même hémicycle. Ce que Florent Montillot a résumé d'une phrase peu amène pour l'opposition : « J'ai du mal à comprendre que depuis douze ans vous n'avez toujours pas compris ce que nous faisons ni les réelles causes de la délinquance. »
En définitive si, du bout des lèvres, les élus d'opposition ont admis, excepté Ghislaine Kounowski (PS) plus réservée, « des données chiffrées spectaculaires » (Corinne Leveleux-Teixeira, PS), ou de manière plus ironique, « un tableau idyllique » (Baptiste Chapuis, PS), ils ont souligné à l'unanimité « les limites de cette approche chiffrée qui n'enregistre pas la réalité de la délinquance » (Corinne Leveleux-Teixeira), et notamment des trafics de stupéfiants et d'armes qui sévissent à Orléans. « Il y a une très nette amélioration de la situation, mais je ne suis pas sûr que, proportionnellement, le sentiment d'insécurité ait diminué », a poursuivi, posément, Michel Brard (PS). La réponse de Serge Grouard ne s'est pas fait attendre : « Vous avez passé votre temps à minimiser les résultats. Ce n'est pas crédible, et pas sérieux. Nier à ce point les évolutions, c'est consternant. »
 
De résultats quantifiés, le débat s'est déplacé vers les causes de cette délinquance, et notamment celle des mineurs (23,2 % mis en cause en 2012 dans les actes délictuels). Et, à nouveau, même confrontation. D'un côté, Florent Montillot qui argue que « l'absence de supervision parentale » est génératrice « à 80 % » de la délinquance, de l'autre, l'opposition, qui met en avant la précarité grandissante, le chômage, l'échec scolaire et les difficultés de logement, notamment. « Je vous connais par c'ur, le catéchisme que vous allez réciter, vous êtes tellement prévisibles », lâche, agacé, Florent Montillot. Pour le coup, la totalité du débat était prévisible. Et déjà entendu.

Anthony Gautier
FM


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