La République du Centre : "les bons chiffres de la brigade des transports n'empêchent pas l'opposition de l'AgglO de camper sur ses positions"


Dimanche 29 Avril 2012


La République du Centre : "les bons chiffres de la brigade des transports n'empêchent pas l'opposition de l'AgglO de camper sur ses positions"
Police des transports : les anciens débats ressurgissent

L'ordre du jour du conseil d'AgglO d'hier soir a fusé. A peine deux heures. Seule la présentation, par l'élu à la sécurité, des statistiques 2011 de la police municipale intercommunale des transports (PMIT) a quelque peu suscité le débat.

Un ancien débat pour l'opposition. Celui de dissimuler derrière des bons chiffres quelques faits plus rares "mais préoccupants". Celui d'avoir recours à des caméras "très coûteuses", plutôt qu'à des hommes, pour assurer la sécurité. Celui du rôle de l'Etat qui "se défausse sur les collectivités". Dans les faits, le nombre d'interpellations a diminué (de 153 en 2010 à 116 en 2011). Et s'accompagne d'une baisse de la délinquance de 8 %.

Pour autant, Pierre Ody, maire de Semoy, a fait remarquer "que la sécurité était normalement l'affaire de la police nationale". Marceau Villaret, adjoint à St Jean de la Ruelle, lui, à souligner "la nécessité de regarder dans le détail des chiffres préoccupants, comme celui des violences volontaires". Passées de 21 en 2010 à 33 en 2011. 232 bus et 22 rames du tram sont équipés de caméras de vidéoprotection embarquées (soit un coût de 1.4 million d'euros HT). 90 sites bénéficient d'un équipement vidéo fixe (780.000 euros HT). Pour Monique Lemoine, élue de Fleury les Aubrais, la somme consacrée aux caméras est très élevée, d'autant "qu'une caméra n'arrête pas un couteau".

En réponse, Florent Montillot estime "que la vidéoprotection ne sert pas seulement à l'élucidation mais qu'il s'agit aussi d'une arme de dissuasion". Selon Charles-Eric Lemaignen, président de l'AgglO (UMP), "un incident est toujours un incident de trop, mais la tendance est assez favorable." Et de poursuivre : "C'est vrai qu'au début, on a eu des difficultés de cohérence entre les polices, mais à présent cela fonctionne bien".

Aujourd'hui, Florent Montillot n'est pas peu fier de répéter qu'Orléans a été la première ville de France à "créer une PMIT qui n'a jamais été copiée". Son entrée en fonction date de 2005. Cette police - dont le budget de fonctionnement d'environ 700.000 euros par an - est actuellement composée de 22 agents (9 policiers municipaux, 5 agents de surveillance, 8 agents de médiation). D'ici l'été, en vue de l'arrivée de la 2e ligne de tram, deux personnes seront recrutées. "C'est peu, mais c'est dans l'immédiat. Cela pourra évoluer", a précisé l'élu à la sécurité.

Seules 18 des 22 communes de l'AgglO ont signé le contrat local de sécurité dans les transports. Saran, Semoy, Bou et Chanteau ont refusé d'y prendre part. Ce qui signifie que les compétences judiciaires des agents et policiers s'arrêtent aux frontières de ces communes. "C'est dommageable pour la sécurité des passagers et des agents de la Setao", selon Florent Montillot. Mais les communes en question ne semblent pas prêtes à changer d'avis.

Blandine Lamorisse
FM


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