Première année de médecine à Orléans: un “chiffon rouge” pour les Tourangeaux!


Jeudi 22 Février 2018

MagCentre.fr / l’Orléanais Florent Montillot a souligné le déséquilibre entre les universités en matière d’antennes.


Dès que l’on parle de l’ouverture d’une première année de médecine à Orléans (la PACES, la 1ère année commune aux études de santé), il est toujours un Tourangeau pour parler de “chiffon rouge”. Jeudi lors de la session du conseil régional dont une partie était consacrée au Shémas régional de l’enseignement  supérieur, de la recherche et de l’innovation (SRESI), c’est l’ancien député de Tours Jean-Patrick Gille pourtant porte-parole du groupe PS qui a revêtu le dossard. Pour lui si “on veut que ça ne marche pas,, il suffit de mettre la PACES en avant”.

Dans son viseur le rapport très étayé du CESER de Pierre Allorant, premier vice-président, qui prône une PACES déconcentrée à Orléans. Aujourd’hui seul Tours et son CHU bénéficient de cette sorte d’année de prépa aux études médicales (commune à médecine, pharmacie, sage-femme, dentistes…). Cette déconcentration existe déjà à Angoulême (CHU de Poitiers), au Mans (Angers) à Pau (CHU de Bordeaux) et y compris de Polynésie une autre annexe de Bordeaux. Au total une dizaine en France.

Ambition PACES pour les lycées éloignés des métropoles

Ce n’est pas cette implantation à Orléans qui résoudra seule la situation de désert médical dans le Loiret et en région Centre. Mais comme dit le rapport Allorant, “l’amélioration de la situation passe par une bouquet d’actions”, et l’élargissement de cette première année permettrait de faire monter le numérus clausus à 350 au lieu de 245 en médecine actuellement. A l’université d’Orléans, on ne cache pas qu’un rééquilibrage participe aussi de ce projet, avec un millier d’étudiants en plus à Orléans, qui n’en compte à l’heure actuelle que 18 000 au lieu de                                                                                   27 000 à Tours.
Autre instrument d’un incitation aux carrières médicales, c’est l’expérimentation en cours en direction de ces jeunes lycéens du Cher et de l’Indre qui bénéficient à “Ambition PACES”, une préparation aux études médicales en terminale et qui serait étendue en Eure-et-Loir, en Loir-et-Cher, et ailleurs dans des lycées de zone d’éducation prioritaire. A ce propos le CESER souligne que “les bacheliers qui n’habitent pas les deux nouvelles métropoles méritent de disposer du droit à entreprendre des études supérieures longues, puis à les poursuivre en master, voire en doctorat”.

Trop d’antennes pour Orléans

Renfort inattendu mais efficace pour la majorité, en  défendant deux amendements proposés par le groupe UDC, l’Orléanais Florent Montillot a souligné le déséquilibre entre les universités en matière d’antennes. Alors que Tours n’a que Blois sous sa coupe, Orléans gère celles de Châteauroux, Issoudun, Bourges et Chartres. Il a proposé un soutien financier de la région à ces antennes en matière de nouvelles technologies et de téléconférences.  Et Florent Montillot a encore insisté sur le rôle de la région en matière d’enseignement supérieur, comme instrument de "solidarité entre les départements”. Autre argument en faveur d’une PACES à Orléans, son acquis en matière de bibliothèque universitaire, d’étudiants aguerris au sein du collégium sciences et techniques aptes à encadrer les étudiants de PACES dans les matières principales, biologie, physique chimie…Reste qu’avec ses difficultés financières accumulées sous l’ancienne présidence et l’augmentation du nombre d’étudiants, de 16 000 en 2015 à 18 000 en 2017, l’université d’Orléans a bien besoin des coups de pouce de la région. Et se passerait bien aussi des peaux de banane permanentes de l’université de Tours, qui veut protéger le statut quo. Pourtant page 13 du SRESRI, qui a été voté par la gauche et la droite, figure bien “l’expérimentation de PACES décentralisé”
Pour sa part Jean-Patrick Gille verrait bien lui des expérimentations comme un cycle d’enseignement supérieur “sur le dialogue social“. “Il faut chercher des complémentarités plutôt que des chiffons rouges”. Une filière “dialogue social” qui, de fait, aurait toutes les chances de participer  à l’éradication du désert médical dans les départements de la région!
La fameuse “complémentarité” Orléans-Tours a connu des jours meilleurs.
Ch.B

 
FM


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